La fabrication du cigare
La culture du tabac exige des soins permanents. Après la préparation de la terre en juillet-août, on sème en septembre et on repique les plants à la mi-novembre. La croissance des pieds doit être très surveillée. Le cultivateur, dit-on, vérifie 150 fois chaque pied de tabac. La récolte se fait ensuite entièrement à la main et feuille par feuille à partir de janvier.
Une fois les feuilles récoltées, elles sont entreposées dans la Casa de tabaco où elles sèchent entre 20 et 50 jours.
Après la 1ère fermentation à 35°, les feuilles sont triées, mouillées puis écotées (opération qui consiste à enlever la nervure centrale).
Une 2ème fermentation à 42° va durer environ 60 jours, puis les feuilles seront rassemblées en ballots.
Après environ 6 mois à 2 ans de mûrissement, elles sont expédiées dans les manufactures.
Dans la manufacture, les cigares sont roulés à la main par les torcedores dans la salle appelée la Galera (la galère). Au début du 19è siècle, les fabriques étaient des prisons. De ce modèle est née la coutume d'asseoir les torcedores en longues rangées, comme des galériens.
Chaque torcedor regroupe ses cigares par botte de 50 dans laquelle il glisse sa marque. De chaque botte est prélevé un cigare pour la vérification du poids et de la taille recherchée.
Après que les cigares ont reposé plusieurs semaines dans l'escaparate, l'escogedor les classe par teintes.
La dernière étape est celle du baguage et du conditionnement. Après un ultime séjour en entrepôt, les cigares seront envoyés dans leurs pays de destination.
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